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La vraie fausse histoire de Kelkoo

Il_etait_une_fois Dans une contrée où la beauté du paysage n’a d’égal que le degré de pollution, j’ai nommé Grenoble, il était une fois trois hommes. Un peu comme les drôles de dames, sauf qu’eux sont ingénieurs et rêvent de créer leur propre entreprise. Deux projets sont sortis de leurs esprits productifs. L’un est une découverte des pouvoirs de la kryptonite, pierre chère à Superman, qui pourrait faire de chacun d’entre nous un super héros. Et l’autre un projet « sur la distribution de données hétérogènes », ce qui reconnaissons-le est nettement plus excitant. A pile ou face avec une pièce de 5 francs (c’est important), ils choisissent de concentrer leurs efforts sur le 2ieme. Ne leur manque plus que des bras armés pour faire vivre ce projet encore obscur.

Lors d’un voyage touristique sur Paris, comprenant Tour Eiffel, Palais de la Découverte et visite à des investisseurs, les 3 hommes rencontrent un certain Pierre Chappaz, adorateurs des Clash qui se morfond en haut d’une tour de la défense en attendant l’arrivée du prince charmant libérateur. Les hommes s’apprécient tout de suite et décident de créer ensemble une société au nom étrange. Fan de Kojak, de Kodak et de kayak, Pierre C. impose les K. Jerome M, nouveau marketeur, penche pour les « OO » pour évoquer sa deuxième passion, le zoo. Ce sera Kelkoo qui signifie « bonne affaire » en italien et « non merci je ne reprendrais pas de poisson » au Surinam.

Le site Internet est lancé, un suisse à l’accent douteux propose spontanément ses talents pour faire connaître le service aux internautes. Ces derniers sont tout de même à peu près 5 à l’époque (en comptant les gens en interne), avec une connexion à 33 kilos bits par seconde, le top du top, 33 correspondant à peu de chose près au nombre de minutes qu’il faut attendre pour voir une page s’afficher. « Comparer les prix » devient le mot à la mode sur le net. Business Plan aussi. Tout le monde pense qu’il deviendra riche dans les mois qui viennent pour peu qu’il ait une adresse email. Surtout d’ailleurs dans les soirées du « Premier Mardi » (Fisrt Tuesday pour les intimes), concentration étrange de boutonneux badgés aux idées « extraordinaires », « essentielles » et « géniales ». Bref ça se la pète sec.

La France est conquise par la solution de « distribution de données hétérogènes » qui fait gagner quelques clics et quelques billets à tout le monde quand on achète sur le web. Alors une nuit après avoir joué au Risk, les kelkoiens en chef décident de s’attaquer à l’Europe. L’Espagne d’abord parce qu’il y fait chaud. L’Angleterre ensuite parce que c’est Londres c’est une belle ville pour le shopping, l’Italie sur un coup de tête pour rigoler, et l’Europe du Nord, Norvège en tête, parce que ça fait bien longtemps qu’on a plus peur des vikings. Bref ça parle un peu dans toutes les langues, ça fait du bruit, ça rigole et ça travaille tard.

Et puis un jour, les mêmes chefs font les comptes et comprennent que ce projet va vraiment marcher et encore mieux que prévu. Les gens aux grands imperméables noirs qu’on avait vu arriver dans les premiers jours avec les valises pleines de billets se frottent les mains : ils vont récupérer leurs valises. Alors le champagne coule à flot, on met des poignées en or sur le baby-foot, on organise des sauts à l’élastique depuis l’Arc de triomphe, Hollywood proposerait de racheter les droits de la success-story. Et malgré tout ça on travaille toujours tard, on garde la tête froide, enfin presque tous.

Et puis ce qui devait arriver arriva. Un grand poète anglais, Gary Lineker, avant centre, a dit un jour : « le foot, ça se joue à 11 contre 11 et à la fin c’est toujours les allemands qui gagnent ». Dans le business c’est la même chose, sauf qu’à la fin c’est les américains qui gagnent. Le groupe Yahoo ! (à na pas confondre avec Houra) « put ze money on ze taybaule », remporte la mise et rachète la société. Finalement tout le monde est content, un peu comme à l’école des fans: les trois ingénieurs du début qui ne regrettent pas d’avoir abandonné le projet Kryptonite, Pierre Chappaz qui pourra écouter les Clash sur une chaîne flambant neuf, et beaucoup d’autres autres qui les ont rejoint en cours de route qui travaillaient aussi la nuit. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. C’est beau le web.

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Voici les sites qui parlent de La vraie fausse histoire de Kelkoo :

» L'ascension de Blog de Discounteo
Cela fait un certain temps que je rêve de faire un sommet au Népal.Il y a de cela un peu plus d'un mois, 3 copains de promotion m'ont proposé de les accompagner faire un tour dans ce superbe pays. A [Lire la suite]

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en fait je le savais, mais j'ai rien voulu dire...

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